Premières étapes

Le pissenlit, une plante contentieuse

la mi-mai 2017

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Pleins feux sur le pissenlit, cette plante maudite mais délicieuse

A noter: Nous fournissons des informations sur ce qui peut être attendu dans un printemps typique. Le temps de pluie froide et humide qui a eu un effet sur de nombreuses régions du Canada peut retarder certains des événements décrits ci-dessous.

L’omniprésent pissenlit jaune est l’une des plantes les plus en vue. Autant on peut maudire cette mauvaise herbe venue d’ailleurs, autant on peut la rechercher puisqu’il s’agit d’une plante comestible délicieuse.

Nous retrouvons en Ontario deux espèces natives de pissenlit (le pissenlit à cornes, dit Taxaracum certophorum, et le pissenlit tuberculé, dit Taraxacum lacerum), mais les plus communes, le pissenlit officinal, le pissenlit palustre et le pissenlit à graines rouges, ont été introduites depuis l’Europe.

Ces espèces introduites ont certainement pris racine. Elles sont dotées de racines pivotantes profondes, spiralées et cassantes, ce qui en fait des plantes difficiles à arracher et à éliminer, puisque les morceaux qui restent dans la terre lui permettent de se régénérer. De plus, elles peuvent se reproduire sans fécondation (par apomixie). Après sa floraison, l’inflorescence asséchée retombe et la sphère de parachutes porteuses de graines s’élève. Les petites boules blanches que forment les tiges porte-graines peuvent produire jusqu’à 200 nouvelles plantes, et même plus.  

Les pissenlits fournissent aux insectes de copieuses quantités de pollen et de nectar. Observez-les bien, et vous verrez combien d’insectes y sont attirés. Les fleurs sont perçues par les insectes comme des points de lumière ultraviolet, invisibles à l’œil humain. En ultraviolet, les pissenlits ont une séduisante apparence de cibles.

Les botanistes croient que les insectes délaissent les autres plantes durant la période de pointe des pissenlits. Si c’est le cas, la présence de pissenlits aurait un effet nuisible sur l’aptitude des autres plantes à grener et pourrait, en théorie,  mener à des décalages dans les dates de floraison.

Côté positif, les pissenlits sont responsables en grande partie du premier miel de la saison grâce à l’abondance de pollen et de nectar qu’ils fournissent aux abeilles à miel. Ils sont un délice pour les insectes, certes, mais sont aussi l’une des sources de nourriture préférées des ours noirs au printemps.

Les pissenlits fournissent aux insectes de copieuses quantités de pollen et de nectar. Observez-les bien, et vous verrez combien d’insectes y sont attirés. Les fleurs sont perçues par les insectes comme des points de lumière ultraviolet, invisibles à l’œil humain. En ultraviolet, les pissenlits ont une séduisante apparence de cibles.

Les botanistes croient que les insectes délaissent les autres plantes durant la période de pointe des pissenlits. Si c’est le cas, la présence de pissenlits aurait un effet nuisible sur l’aptitude des autres plantes à grener et pourrait, en théorie, mener à des décalages dans les dates de floraison.

Côté positif, les pissenlits sont responsables en grande partie du premier miel de la saison grâce à l’abondance de pollen et de nectar qu’ils fournissent aux abeilles à miel. Ils sont un délice pour les insectes, certes, mais sont aussi l’une des sources de nourriture préférées des ours noirs au printemps.

Les pissenlits figurent également dans la liste des aliments récoltés par l’être humain. Les jeunes feuilles sont délicieuses en salade ou sautées dans la poêle, les boutons floraux grillés sont délicieux, et on peut fabriquer un succédané de café à partir des racines séchées et rôties. De plus, les pissenlits ont des propriétés médicinales. Mais avant de les mettre dans la bouche, assurez-vous de bien les laver, surtout si des produits chimiques ont été utilisés à proximité.

Parfois, les noms courants des plantes d’aujourd’hui nous en disent beaucoup sur le folklore d’hier. Le nom pissenlit, par exemple, carrément « pisse en lit », renvoie aux propriétés diurétiques du thé que l’on fait avec les racines et les feuilles de la plante. Le nom « dandelion », employé en anglais, est de l’ancien français « dent-de-lion », qui décrit la forme dentelée des feuilles en forme de lance.

D’autres événements à ne pas manquer

  • Le mercure monte et les journées sont plus longues, ce qui précipite les nouvelles croissances, les arrivées et les nombreux changements. Il se passe trop de choses pour toutes les nommer ici; dites-nous ce que vous voyez chez vous!
  • À la fin avril, il y a eu des observations de colibris à gorge rubis. Continuez à regarder et vérifier vos mangeoires! 
  • Le chorus des grenouilles est de plus en plus bruyant à mesure que de nouvelles grenouilles s’y joignent. Le cri de la grenouille verte ressemble au son que fait la corde lâche d’un banjo; celui du ouaouaron est profond et résonant, la rainette versicolore émet un trille, et le cri de la grenouille du Nord consiste en une série rapide de trois cris ou plus, tel le frappement d’un marteau de métal sur le bois.
  • Nous continuons d’attendre la prochaine génération de monarques. Quelques nouveaux papillons ont été signalés dans le Midwest américain.
  • Les orignaux de sexe féminin accouchent ces temps-ci d’un ou deux veaux. La pouponnière de choix, pour elle, c’est une île. À moins d’être attaqués, les nouveaux-nés resteront auprès de leur mère jusqu’à l’année prochaine; elle les chassera avant d’accoucher de nouveau.
  • Le dard à ventre jaune, une espèce non pêchée de la famille des perches, est en période de fraie. Le mâle est si haut en couleurs qu’on peut le méprendre pour un poisson tropical s’étant échappé de son aquarium. La plupart des ménés, y compris le mulet à cornes, un appât populaire, frayent ce mois-ci.
  • Nous avons tendance à parler davantage des couleurs d’automne que de celles du printemps, mais le mélèze laricin, lorsqu’il déroule ses feuilles, est d’un beau vert pâle; l’érable à sucre en fleurs est jaune, et les fleurs blanches des cerisiers de Pennsylvanie et de Virginie fournissent des couleurs printanières subtiles que l’on voudra admirer et peindre.
  • Quand les cerisiers se mettent à fleurir, les moustiques qui se nourrissent de leur nectar ne tardent pas à pointer le bout du dard. Les mâles et les femelles se nourrissent de nectar, mais seule la femelle a besoin de la protéine du sang pour développer les œufs. Nous comptons 62 espèces de moustiques dans différentes régions du pays.  Heureusement, nombreuses d’entre elles ne s’attaquent pas aux humains, choisissant plutôt de piquer d’autres mammifères, reptiles et amphibiens. Bien qu’ils soient contrariants, les moustiques jouent un rôle important dans notre écosystème. Leurs larves se nourrissent de matières en décomposition et servent de nourriture aux poissons et aux insectes aquatiques, tandis que les adultes sont consommés par des oiseaux insectivores, les chauves-souris, les grenouilles et d’autres insectes.
  • Le trille blanc et le trille ondulé, le fraisier des champs, l’antennaire, le saxifrage de Virginie et la dentaire à deux feuilles commencent normalement à fleurir à cette période de l’année, mais cette année, ces plantes sont peut-être déjà un peu défraichies maintenant. Vous pourrez encore voir les fleurs sauvages éphémères (avantices) avant que le canapé forestier ne soit entièrement déployé, laissant le sol forestier dans l’ombre. Cherchez la trille rouge, et, vers la fin du mois, le petit prêcheur. Quand vous en trouverez, humez-les; ces plantes se servent de leur couleur et d’un parfum étonnamment malodorant pour attirer les mouches pollinisatrices en leur faisant croire qu’elles y trouveront de la viande en état de décomposition.
  • Nous oublions souvent les carex, les herbes et les joncs indigènes, des plantes appelées collectivement graminées. Elles ont des fleurs, elles aussi – de toutes petites. Le carex des forêts, l’oryzopsis à feuilles rudes (une herbe) et la luzule multiflore (un jonc) fleurissent au printemps dans des habitats boisés. N’oubliez pas que les carex ont des bouts tranchants (leurs tiges, vus en profil en travers, sont triangulaires), et les joncs sont arrondis. Quant aux herbes, elles ressemblent à… de l’herbe.                                                                                                                                                           
  • La lune et Saturne se rencontrent vers le sud-est le soir du 12 mai, tandis que Mercure et Venus partagent le ciel du matin ce mois-ci. Si vous avez un coucher de soleil agréable et clair, vous pouvez observer le phénomène rayon vert, un photométéore rare qui peut être observé au lever ou au coucher du soleil.