Premières étapes

Sur la piste!

mi-février 2019

En vedette dans R4R

Ressources pour approfondir l'apprentissage

Pleins feux sur les traces et le pistage 

Maintenant que la tempête devient plus clémente et que les animaux commencent à reprendre leurs activités normales, c’est probablement un bon moment pour sortir à la recherche des pistes d’animaux dans la neige et la boue puis de les identifier et les interpréter. Une simple visite à une benne à rebus peut se transformer en véritable exercice d’enquête sur les lieux d’un crime lors duquel vos élèves auront à reconstituer les faits d’un événement s’étant produit quelques heures plus tôt. L’avenir appartient-il vraiment à ceux qui se lèvent tôt, ou ces oiseaux matinaux ont-ils été happés par un chat, un faucon ou un hibou? Vous trouverez ici un bon guide d’initiation aux traces et au pistage à l’intention des enfants, et là des images de pistes que l’on croise souvent en Ontario. 

Un bon point de départ est notre bon ami l’écureuil. Celui-ci laisse de véritables autoroutes d’empreintes d’arbre en arbre. C’est un bon moyen de savoir s’il s’agit d’empreintes d’écureuil ou ceux d’un lapin à queue blanche, qui se ressemblent beaucoup, mais le lapin à queue blanche n’a pas tendance à voyager d’arbre en arbre. Les deux animaux galopent, alors ils bougent les deux pattes avant ensemble, puis leurs deux pattes arrières, atterrissant souvent, comme on peut le voir sur l’image au-dessus, avec les pattes arrière devant les pattes avant. Les pattes arrières du lapin sont un peu plus grandes, mais on peut les distinguer plus facilement lorsqu’on sait que le lapin atterrit presque toujours avec ses pates avant dans la direction qu’il voyage (une patte avant l’autre), contrairement à l’écureuil qui ne le fait jamais. La souris sylvestre galope aussi, tandis que le campagnol marche ou trottine. 

Il peut être difficile de distinguer le chien, le coyote et le loup, mais le comportement de chacun peut nous donner quelques indices. Le coyote et le loup placent presque toujours leurs pattes arrières dans les empreintes laissées par leurs pattes avant (pour économiser de l’énergie), laissant une seule ligne d’empreintes. Les chiens manquent souvent, laissant des traces doubles ici et là Aussi, à moins qu’ils soient à la poursuite d’une odeur, les coyotes et les loups voudront se déplacer du point A au point B en dépensant le moins d’énergie possible, et donc en ligne droite. Les chiens, sachant déjà où trouver leur prochain repas, ont tendance à se promener un peu partout. Les canidés font des empreintes ovales sur lesquelles ont peut voir les marques de griffes, tandis que les empreintes des félins sont plus rondes et dépourvues de marques de griffes. 

Le chevreuil place parfois ses pattes arrière dans les empreintes faites par ses pattes avant, mais il a surtout tendance à se traîner les pattes comme un adolescent. Ses empreintes sont en forme de cœur, et le chevreuil se déplace dans la direction de la pointe. Si le chevreuil marche dans la neige molle ou dans la boue, ou s’il se déplace rapidement, ses empreintes peuvent diverger et porter des marques d’ergot à l’arrière des empreintes. Les empreintes de l’orignal sont plus larges et plus ovales, et il se traîne moins les pieds. Bien entendu, personne ne se lève tout à fait ses pieds dans de la neige comme celle-là! N’oublions pas que les empreintes ont l’air plus larges à mesure que la neige fond. 

Mais le plus amusant, c’est de se servir des traces comme indices pour reconstituer les faits. Que leur provenance soit évidente ou non, on peut se former une image dans sa tête de choses qu’on n’a presque jamais l’occasion de voir. Tentez votre chance avec ce jeu d’enquête animalier.

D’autres événements à ne pas manquer                                                                                             

  • Les prédictions de la marmotte étaient mitigées cette année: Wiarton Willie en Ontario, Balzac Billy en Alberta et Punxsutawney Phil en Pennysylvanie annoncent l'arrivée du printemps. Cependant, Shubenacadie Sam (Nouvelle-Écosse), Fred la marmotte (Québec) et Lucy the Lobster (?) de la Nouvelle-Écosse réclament une arrivée tardive. Voyons ce qui se passe. Quelle est la précision de ces pronostiqueurs à fourrure? Phil est le prédicteur le plus ancien du continent et son taux de réussite se trouve ici. Globalement, les créatures à fourrure ont raison environ 37% du temps.                                                                                                     
  • On peut maintenant lire sur le site Web de Journey North un bulletin d’information sur la migration du monarque qui paraîtra tout au long de son périple printanier. Restez à l’écoute, et préparez-vous à suivre le voyage vers le Nord qui commencera en mars. Songez à vous inscrire à l’organisme pour signaler les monarques que vous aurez repérés. L’organisme vous permet également de suivre la migration du merle d’Amérique et de deux espèces de colibris, y compris le colibri à gorge rubis de chez nous.                                    
  • La population de papillons monarques qui hibernent dans le centre du Mexique est apparemment en hausse de 144 % depuis l’an dernier! Cette croissance a apparemment été alimentée par d'excellentes conditions météorologiques en 2018 et ne peut être considérée comme une tendance. Pourtant, c'est la plus grande population mexicaine depuis 06/07.                                                                                                                                
  • C’est la Saint-Valentin, le moment de s’intéresser aux… chants d’oiseaux. L’amour est dans l’air, et à mesure que le temps se réchauffe, vous entendrez chanter de plus en plus d’oiseaux, les matins ensoleillés, qui auront trouvé ou retrouvé un amoureux. Au chant de la mésange à tête noire s’ajoute maintenant ceux, si enthousiastes, de la sitelle à poitrine blanche et rousse, de la tourterelle triste, du cardinal rouge et du roselin familier et pourpré, pour ne nommer que ceux-là (vous pourrez entendre leur chant et leur cris sur tous ces sites).                                                                                         
  • Toujours sur le thème des amours, le pic-bois tambourine pour marquer son territoire, tandis que le garrot à œil d’or fait la cour (vidéo) en eau libre. Gardez l’œil ouvert pour la buse à queue rousse qui, deux par deux, décrit de grands cercles dans les airs.                 
  • L’alouette hausse-col est le premier oiseau migrateur à revenir de son séjour hivernal dans le Sud, et on peut la voir en compagnie du bruant des neiges le long des routes et dans les champs. Elle chante tout en volant.                                                                                  
  • La présence des harfangs des neiges a été signalée dans les régions de l'Atlantique et assez communes le long du fleuve Saint-Laurent et au Sud-Ouest et Centre-Sud de l’Ontario. On remarque une concentration importante sur les îles Amherst et Wolfe et au sud des prairies. Tandis que les chouettes épervières ne sont signalées qu’au Manitoba et plus à l’ouest. Ce hibou est un résident de la forêt boréale qui s’aventure parfois plus au sud. Comme il se montre le jour et est plutôt docile, il est possible de l’observer de très près. Ce hibou a une apparence assez particulière. Comme son nom l’indique, la chouette épervière est dotée d’un corps qui rappelle celui d’un épervier, avec des ailes de petite taille et une longue queue. Les chouettes lapones sont plutôt rares.                                                                  
  • N’oubliez pas de sortir compter des oiseaux pendant le recensement Grand dénombrement des oiseaux de février qui aura lieu du 14 au 17 février. Vous trouverez des conseils à l’intention des enseignants ici.                                                                                                                                                                                                
  • La moufette mâle commence à se chercher une compagne. Une bouffée de son odeur, par une nuit humide, est un des premiers signes de l’arrivée du printemps. Le liquide qu’il projette peut être senti à six kilomètres à la ronde, et il contient les éléments chimiques dont on se servait pour faire du gaz moutarde pendant la Première Guerre mondiale!           
  • La lotte, un poisson d’eau douce de la même famille que la morue, se reproduit sur la glace, se mouvant en groupe d’une douzaine de poissons. Les œufs fertilisés seront abandonnés à leur sort.                                                                                                   
  • On voit bien maintenant que les journées sont de plus en plus longue; nous avons gagné plus d’une heure de clarté depuis le solstice d’hiver. Les ombres raccourcissent à mesure que le Soleil se rapproche de la Terre. De façon plus importante, le Soleil doit traverser une plus courte distance pour pénétrer l’atmosphère de la Terre, et ses rayons s’étendent sur une surface moins importante. Vous verrez donc la neige qui fond quand il fait soleil, même quand le mercure est sous zéro                                                                                        
  • N’oubliez pas d’observer la Lune et Mars le 10 février, alors le matin du 18 février, à un peu plus d’une heure avant le lever du Soleil, Vénus et Saturne forment une planète double éphémère, suivie de la plus grande Super Lune de l'année, quand la lune atteint son point d'orbite le plus proche de la Terre.                                                                                                   
  • Bien sûr, on célèbre aussi le 14 février la Saint-Valentin, alors nous avons trouvé pour vous une histoire d’amour entre deux animaux d’espèces différentes.