Premières étapes

Cours ou crève : A la recherche de nourriture, d'un logement et d'un partenaire

la fin avril 2017

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Pleins feux sur les maudites bernaches, prise 2

La bernache du Canada survolera notre région en grands nombres et à haute altitude au cours des deux prochaines semaines. Il s’agira surtout de bernaches se reproduisant dans les zones plus au nord, de la grande famille dite Branta Canadensis interior (nous avons présenté en détail la question des sous-espèces de bernaches dans le bulletin de fin octobre).

Contrairement à la bernache géante, la bernache du Canada connaît un déclin démographique important duquel il ne commence à se remettre que récemment – elle se dénombre à environ 100 000 oiseaux. À cette situation s’oppose une hausse du nombre de bernaches géantes qui s’explique peut-être en partie par le nombre de plus en plus élevé de bernaches géantes qui montent jusqu’à la Baie James pour muer et faire concurrence avec les espèces de bernaches se reproduisant plus au nord, les ressources alimentaires étant peu nombreuses. La situation a été exacerbée par la destruction des marais par l’oie des neiges qui y descend en grands nombres maintenant en raison de la résurgence de la production alimentaire dans le Mid-West américain. Tout est lié.

D’autres événements à ne pas manquer

  • Parmi les oiseaux de retour parmi nous en cette fin avril, citons la petite buse, le martinet ramoneur et le tohi à flancs roux. Bon nombre de canards plongeurs s’envolent vers des aires de reproduction plus au nord; c’est le cas du garrot à œil d’or, du fuligule à collier, du petit garrot et du grand harle.
  • Si vous voyez des libellules, il s’agira sûrement de l’anisoptère vert, une espèce migrante que les vents du sud auront poussée plus au nord.
  • Les tortues et la couleuvre rayée sortent de leur sommeil hivernal. Les serpents de sexe masculin sont les premiers à sortir de leurs terriers, à la recherche de femelles accueillantes. Lorsqu’une d’entre elle apparaît, las mâles se jettent sur elle en une masse frémissante, mais seul un chanceux pourra la féconder, laissant un bouchon gélatineux dans son cloaque.
  • La grenouille léopard et, un peu plus tard, la grenouille des marais se joignent au chœur amphibien que vous pouvez entendre dans un étang ou une terre humide près de chez vous. Tendez l’oreille.
  • Le grand brochet se dirige vers des eaux peu profondes où les algues abondent et des marais inondés pour frayer (les eaux étant à une température de 4 à 11oC), suivi de près par le maskinongé (eaux à une température de 9 à 15oC).  Vous pourrez voir ces poissons facilement depuis la berge ou à bord d’un canoë.
  • Nous aurons peut-être bientôt droit encore une fois aux journées clémentes qu’apporte le printemps. Quand le mercure dépassera les 15oC, cherchez les papillons qui auront passé l’hiver parmi nous dans leur forme adulte : le morio, le polygone virgule et la grande vanesse, par exemple. Comme la région compte encore très peu de fleurs, ces insectes sont attirés par la sève des arbres qui s’écoule des trous percés par le pic buveur de sève.
  • Les arbres non indigènes de nos villes ont été les premiers à perdre leurs feuilles, et ce sont maintenant les premiers à former de nouvelles feuilles. Vous pourrez voir des bourgeons sur l’érable de Norvège et d’autres espèces introduites. Chez les espèces natives de l’Ontario, le sureau pubescent est l’un des premiers à produire des feuilles.
  • Les fermiers sont de retour dans les champs, et si le temps s’avère assez sec, ils commenceront à semer les variétés rustiques de maïs, l’avoine et le blé de printemps d’ici la fin du mois.                                                                                                  
  • Tenant compte de l’influence du climat pendant la saison du sirop d’érable, la production a été assez raisonnable: légèrement inférieure à la moyenne ou mieux que la moyenne dans la plupart des régions.                                                                                                      
  • Au début d’avril, les papillons monarques se sont envolées vers le haut de la vallée du Mississippi et les états au sud d’Iowa et du Nebraska. Plus à l’est, ils sont encore blottis au sud, à l’exception de quelques-uns repérée au sud-est en Virginie et à Washington. Ce sont les papillons qui ont hiverné au Mexique et vont maintenant pondre leurs œufs sur des plantes fraîches de l’asclépiade. C’est la prochaine génération qui va pousser son chemin vers le Nord. Préparez-vous à signaler dans quelques semaines les monarques que vous aurez vus.
  • Cette année, à partir de la mi-avril, les colibris à gorge rubis sont au Centre-Sud de la Pennsylvanie et près de l’extrémité sud du lac Michigan. Pendant ce temps, la majeure partie de la migration était au-dessous de la ligne Mason-Dixon et arrivera au sud du Canada en mi-mai (mais parfois à la fin avril). Alors, gardez les yeux ouverts et vos mangeoires prêts.   
  • Les Lyrides, un essaim d’étoiles filantes, seront à leur plus spectaculaire dans le secteur nord-est le 22 avril. On les observe depuis plus de 2 600 ans, mais leur intensité est généralement faible (de 10 à 20 météorites l’heure), à l’exception d’une année ici et là d’activités plus intense. Le radiant des Lyrides se situe entre l’étoile de Véga et la constellation Hercules, en direction de la constellation de la Lyre. La source de cet essaim est la comète Thatcher, et on la voit entre minuit et le lever du soleil du 16 au 25 avril. La comète Thatcher a été nommée en 1861, et nous ne la reverrons pas avant l’an 2276.       
  • La lune se réunit avec Vénus le matin du 23 avril et devient très brillante le 26 avant de rejoindre Mars les 27 et 28 avril. Alors que Vénus sera à son meilleur le 30, son apparence pourrait vous surprendre.